Santé Entretien et Qualité de l'air

La France franchit un pas important dans l’amélioration de la qualité de l’air intérieur

air intérieur
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Les sources de pollution de l’air intérieur des maisons sont nombreuses : radon, moisissures, encens, désodorisants, etc. Parmi ces sources, les substances émises par certains matériaux de construction ou de décoration. Par exemple, des analyses effectuées sur les émissions d’une dalle de sol, d’une colle à carrelage et d’un complexe de doublage ont montré que des concentrations d’exposition au trichloroéthylène, substance classée cancérigène probable chez l’Homme y étaient décelées.

 
Alors qu’on estime entre 70% et 90% le temps moyen passé par jour dans un espace clos (maison, bureau, etc), il est temps de se munir d’outils techniques mais aussi politiques pour réduire l’utilisation de matériaux émetteurs de substances nocives pour la santé dans les environnements intérieurs.
 
Ainsi, la France a décidé de se diriger d’ici 2012 vers l’étiquetage obligatoire de différents produits retrouvés dans la maison et susceptibles de dégager des substances nocives pour la santé des occupants. Cet étiquetage se focalisera surtout sur le detectage de COV (Composés Organiques Volatils).
 
L’article 40 de la loi n° 2009-967 (Adoptée suite au Grenelle de l’environnement) propose en effet de soumettre à l'étiquetage l’ensemble des produits ayant pour objet ou pour effet d'émettre des substances dans l'air ambiant. Ainsi, les types de produits suivants pourraient être soumis à cette loi d’ici 2012 :
 
  • produits de construction
  • produits d'ameublement
  • revêtements muraux
  • revêtements de sol
  • peintures
  • vernis
 
A cette fin, L’AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) a développé un protocole qui permettra de mettre en place l’étiquetage obligatoire. De plus, l'utilisation de toute substance classée cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction dans la fabrication de produits tels mentionnés plus haut devrait devenir interdite.
 
Avec cette loi, la France rattrapera l’Allemagne, le Japon et la Suède qui ont déjà des procédures similaires pour informer le consommateur du risque encouru lors de l'achat de tel ou tel produit… Et au Québec? C’est pour bientôt?
 
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