Colloque 2014

Laure Waridel, une écologiste (presque) sans failles!

L’icône écolo, co-fondatrice d’Équiterre et écosociologue, s’est jointe à la programmation du Colloque Écohabitation 2014 en tant qu’invitée d’honneur et conférencière. Elle passe aux aveux et révèle ses quelques faux-pas écolos en matière d’habitation.

Laure Waridel, invitée d'honneur et conférencière Colloque 2014
Crédit photo Isabelle Clément, montage Écohabitation

De Laure Waridel, on connait le vif intérêt et militantisme pour le commerce équitable et la consommation responsable. Paru en 2005, son ouvrage Acheter c’est voter a marqué les esprits et fait avancer la cause écologiste au Québec et même au-delà de ses frontières. Sa feuille de route impressionnante parle d’elle-même et nous sommes ravis de l’avoir comme invitée d’honneur et conférencière du Rendez-vous Écohabitation 2014. Écohabitation a voulu savoir en quoi l’habitation écologique a une résonnance particulière pour elle.

Écohabitation : Selon toi, quelle est la définition d’une maison écologique?

Laure : C’est une maison qui possède la plus petite empreinte écologique possible en tant que telle, mais qui permet aussi à ses habitants d’adopter les comportements les plus écoresponsables possibles. Il faut tenir compte de plusieurs facteurs, tels que le lieu où elle se situe, sa taille, sa conception, les matériaux utilisés, sa durabilité, sa consommation d’énergie et d’eau, ainsi que ses interactions avec les écosystèmes. Une maison écologique doit être un milieu de vie sain, donc le plus possible exempt de produits toxiques, tant pour la santé humaine que celle de la planète.

« Un événement comme le colloque Écohabitation 2014 nous permet de réaliser à quel point il est souvent plus simple qu’on le pense de faire des choix à la fois écologiques et économiques. »

Écohabitation : Qu’en est-il du transport et de l’emplacement?

Laure : Ils sont fondamentaux. Habiter à proximité des transports en commun (et les utiliser!) permet de réduire la taille de notre empreinte écologique de manière substantielle. Avec tout ce que l’on sait à propos des changements climatiques, il est urgent de développer davantage les transports écologiques et ce, partout au Québec. En terme d’emplacement, on doit aussi se demander s’il s’agit d’un site écosensible qui devrait être protégé plutôt qu’habité.

© Écohabitation

L'envers de l'assiette, un ouvrage signé Laure Waridel sur l'impact environnemental, social et économique de notre agriculture industrialisée et mondialisée.

Écohabitation : Quels sont tes coups de cœur dans la programmation du colloque?

Laure : Question difficile! J’en ai plein, tant parmi les exposants que les conférenciers. Je n’ose pas donner de noms, car je sais que je vais en oublier. Je compte bien passer toute la journée de samedi sur le site. L’habitation durable est un secteur en plein développement. Il y a beaucoup à apprendre en termes d’innovations et de solutions pratiques, que l’on veuille rénover ou construire. Aussi, je trouve le thème de l’agriculture urbaine et périurbaine particulièrement pertinent dans le contexte des changements climatiques actuels et de la montée de l’insécurité alimentaire.

ENTREPRENEURS ET ORGANISMES, EXPRIMEZ-VOUS!

Dans le cadre de ses études doctorales, Laure s’intéresse à l’économie écologique et socialement équitable au Québec. Aidez-la en remplissant ce court questionnaire. Écohabitation l’a rempli et ça ne prend que 5 minutes, promis!

 

Écohabitation : As-tu des failles en tant qu’écolo? Qu’est-ce qui est le plus difficile au quotidien? 

Laure : Oui! J’ai déménagé il y a un an et demi dans un village des Cantons de l’Est, où il n’y a pas de transport en commun. Ceci dit, j’habite dans le village où je travaille et où je peux faire l’épicerie et beaucoup de choses à pieds. Par contre, dès que je dois aller à Montréal, je suis dépendante de la voiture pour me rendre au terminus d’autobus qui est à 40 minutes de chez moi !

L’autre grande faille de ma maison est son système de chauffage d’appoint, qui est au mazout. Shame on me! Je compte m’en départir le plus rapidement possible, mais je tiens à faire le bon choix. Je serai particulièrement attentive aux alternatives proposées pour le chauffage.

Écohabitation : Quel message aimerais-tu faire passer au colloque ?

Laure : Que nous avons tous le pouvoir de changer les choses, de contribuer au développement d’une société qui soit plus écologique et plus solidaire. Prendre conscience des impacts de nos choix d’habitation et nous tourner vers des alternatives plus écologiques sont des moyens concrets et très impactants pour passer de la parole aux actes.

Le Rendez-Vous Écohabitation 2014, c’est un concentré de compétences, de découvertes et de trucs pratico-pratiques ! Ayant pour thème « Ma maison écologique, ma maison économique », le premier colloque grand public sur l’habitation écolo au Québec sera présenté par Écohabitation le 26 avril. Pour plus d’information, consultez la page de l’évènement et la programmation.

 

Évènements à suivre

Jeudi, 29 Septembre, 2016 - 08:00
Ne manquez pas l'ExpoHabitation d'Automne!
Jeudi, 20 Octobre, 2016 - 00:00

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