Sous-sol - GESTE 8 - ACTION 3

Utiliser des matériaux de revêtement écologiques

Pour une empreinte écologique réduite et un environnement intérieur sain


Dans certains cas, les panneaux de gypse peuvent être éliminés en utilisant la structure directement. Par exemple, si le mur est composé de blocs de béton, ce qui est souvent le cas au sous-sol, un enduit d’argile naturelle peut être appliqué directement sur cette surface.

Si vous utilisez des matériaux autres que le gypse et la peinture sur plus de 10 % de la surface (murs et plafonds), ils doivent détenir minimalement 2 des 4 caractéristiques suivantes afin d’obtenir la moitié des points et 3 des 4 pour la totalité des points associés au geste. 
  • Matériau de provenance régionale
  • Sain, sans urée-formaldéhyde ni autre composé organique volatil (COV)
  • De provenance recyclée (min de 50%) ou à croissance rapide ou certifié "Forest Stewardship Council" (FSC)
  • Durable
Brique
© Timabbott

PIÈCES JUSTIFICATIVES
Afin de recevoir les points liés au geste, vous devez fournir :
  • Facture des matériaux utilisés sur les différents murs et plafonds

ET

  • Photos des matériaux utilisés sur les différents murs et plafonds

 

 

 

 

 

 

COMMENT PROCÉDER

Si vous utilisez des matériaux autres que le gypse et la peinture sur plus de 10 % de la surface des murs et plafonds, ils devront répondre à nos critères écologiques. Des possibilités (voir les préalables) :

Carreaux de verre
© Chris Blakeley Sous licence Creative Commons
BLOCS DE VERRE : fabriqués à partir de deux morceaux de verre fusionnés, ils s’installent comme la brique ou le béton et laissent passer la lumière. Coûteux, il faut confier l’installation à un professionnel.
Céramique
©.interiordesignmagz.com

 
CARREAUX : de verre, de terre cuite ou de pierre naturelle, il faut leur appliquer un scellant bouche-pores. Ils sont peu coûteux, faciles à entretenir et à poser soi-même. Ils sont vulnérables aux cassures et la saleté peut s’y accumuler plus facilement.
Lambris de bois
© Timabbott Sous licence Creative Commons

 
LAMBRIS DE BOIS : lames de bois dur s’emboitant pour former un cadre ou un panneau. Peuvent requérir l’application d’une couche de protection, mais, moins chers que le gypse, ils sont résistants aux chocs (idéal pour les cages d’escaliers et les endroits susceptibles d’encaisser des coûts) et présentent un impact environnemental minimal.
MDF
© www.made-in-china.com

 
PANNEAUX DE MDF : ils peuvent être posés directement sur la charpente, sans gypse. Peu coûteux, ils sont résistants aux écarts de températures et aux égratignures et sont faciles à installer. Par contre, ils dégagent des gaz nocifs qui proviennent de l’urée-formaldéhyde contenue dans la colle. La surface doit être finie – peinture, vernis, teinture, laque.
Revêtement mosaïque en pâte de verre
© www.archiexpo.fr

 
PÂTE DE VERRE : fabriqués à partir d'un mélange de granules de verre et de pigments colorants qui, lorsque cuit, se vitrifie, ces carreaux s'installent au mur comme la brique ou le béton, avec l'avantage de laisser passer la lumière, d'être plus écologique, et d'être généralement vendus avec plus de 98 % de matériaux recyclés. Ils se vendent sous forme de mosaïque cousue sur un filet de nylon qui facilite la pose. Installer avec une colle blanche prémélangée et un coulis sans sable. Ex : Ardesia
Brique
© Timabbott

 
PIERRES ET BRIQUES DÉCORATIVES : recyclées, se collent au mur à l’aide d’un adhésif. Peuvent-être posées sur du gypse, du MDF, du béton ou autre panneau rigide. Résistent aux chocs, à la chaleur, sont légères, faciles à poser, mais coûteuses et difficile de retirer le gras et la poussière qui s’y dépose.
Terre crue
© josephdavid.over-blog.com

MURS EN TERRE CRUE (pisé, bauge torchis, paille, chanvre, etc.) : ils absorbent l’humidité, régulent la température par inertie thermique et constituent un bon isolant phonique. Leur énergie grise est très faible et se sont des ressources locales, abondantes et renouvelables. Par contre, la main d’œuvre nécessaire à ce type de construction est plus importante.

Et qu'en est-il des plafonds suspendus ?

Il est d'usage courant de poser des plafonds suspendus au sous-sol. Ces derniers sont généralement source d'urée-formaldéhyde et autres polluants nocifs pour la santé des habitants. Quoi qu'il existe des plafonds suspendus qui répondent à nos critères de certification, il pourrait s'avérer ardu de les dénicher.

RESSOURCES

Annuaire Écohabitation :

Autre lien utile:

  • Formation Rénovation Écohabitation
  • Les matériaux écologiques et techniques de finitions saines
  • La rénovation écologique
  • Technique en écoconstruction – formation professionnelle

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