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Choisir son chauffage : à la recherche du confort hygrothermique !

Une notion-clé pour se sentir bien chez soi.

Confort hygrothermique
© Duane Moore, Creative Commons

Le mot « hygrothermique » contient deux notions : l’humidité, « hygro », et la température, « thermie », soit les deux éléments nécessaires au confort des occupants. Cette zone de confort correspond également à une zone conseillée d’un point de vue sanitaire. Pour le Conseil national de recherches Canada, la notion de confort dépend plus précisément de six critères :

La température de l’air

La température de l’air est souvent le premier critère qui vient à l’esprit lorsque l’on parle de confort hygrothermique. Il fait froid, donc nous chauffons. C’est instinctif ! Mais avant de faire grimper le bilan environnemental et les factures d’énergie, il existe d’autres leviers pour se sentir bien chez soi.

En règle générale, l’hiver, on conseille une température de consigne de 19 °C.

Attention à ne pas confondre température de consigne et température ressentie, qui dépend, entre autres, de l’humidité et de la température des parois.

Les mouvements d’air intérieur

Les « courants d’air » sont appréciés en été. Ils donnent immédiatement une fraîcheur en facilitant l’évaporation à la surface de la peau. Cependant, l’hiver ils sont à éviter d’un point de vue sanitaire. Un bon réglage de votre système de ventilation ainsi qu’une bonne étanchéité permettent de garantir le contrôle de ces mouvements d’air.

L’humidité relative

Il est impossible de garantir des températures confortables avec un taux d’humidité élevé. Un taux d’humidité élevé favorise aussi la croissance de moisissures et de bactéries. Et à l’inverse, un taux d’humidité trop faible peut accroître l’énergie statique et causer des problèmes de santé, comme les irritations cutanées. On recommande en général une humidité relative comprise entre 40 et 60 %.

Le rayonnement des matériaux

Le rayonnement infrarouge en provenance de tous les matériaux et objets d’une pièce (incluant les murs, plafonds, planchers et fenêtres) influence le confort thermique des occupants. Même lorsque la température de la pièce est basse, on ressent un certain confort devant un feu de foyer. Inversement, on ressent un inconfort devant une fenêtre froide, même si la pièce est bien chauffée. Puisqu’un mur froid reçoit davantage de chaleur qu’il n’en émet, il s’ensuit un sentiment d’inconfort dû au déficit de rayonnement. Une personne sera à son aise si la température radiante moyenne est suffisante, laquelle tient compte du rayonnement de chaque surface. Ainsi, un plancher chauffant à 30 °C pourra compenser le fait que les murs ne sont qu’à 16 °C.

Le degré d’isolement des vêtements

Cela paraît évident : lorsque l’on a froid, on se couvre ! Vouloir rester en T-shirt chez soi l’hiver n’est sûrement pas la meilleure habitude à prendre : cela implique de monter le thermostat et donc d’alourdir le bilan environnemental. Un simple chandail supplémentaire peut suffire à nous garder au chaud !

La densité et le niveau d’activité des occupants

Plus la pièce est occupée, plus cela va créer de la chaleur. On estime qu’un être humain au repos dégage environ 100 Watts. Tous les appareils électriques dégagent également de la chaleur, qui est autant de Watts en moins à fournir.

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