Peintures et finis

Peintures recyclées, sans COV, naturelles... comment échapper aux produits conventionnels

Les peintures classiques contiennent un bon lot de polluants dont il est bon de se passer... Et les peintures "vertes", de plus en plus nombreuses sur les tablettes des quincailleries, ne sont pas non plus à acheter les yeux fermés. Voici ce qu'il faut savoir pour choisir !

Peintures et finis
Peintures sans COV © Paige_eliz, Creative Commons.

Il fut un temps où les peintures naturelles étaient un produit exotique et introuvable. Cette époque est révolue. Mieux elles s’appliquent aussi facilement que les peintures conventionnelles. Outre les peintures naturelles, on peut aussi avoir recours aux peintures récupérées, qui contiennent moins de produits toxiques que dans leur première vie. Enfin, si la bonne vieille peinture pétrochimique a vos préférences, il y a moyen de limiter les dégâts côté émanations. Suivez le guide.

En savoir plus sur… les peintures courantes.

Elles sont fabriquées à base d’acrylique (eau, latex) ou d’alkydes (huiles).

  1. Autant le dire tout de suite : il est TRES conseillé d’éviter la peinture à base alkyde (peinture à l’huile), souvent utilisée pour le fer forgé. Elle a bien sûr quelques avantages : elle sèche rapidement, est facile à poser, résiste bien aux taches. Mais elle a beaucoup trop de défauts ! La quantité d’énergie grise nécessaire à sa fabrication est très importante, elle est très polluante à fabriquer pour les ouvriers, et elle dégage beaucoup de composés organiques volatils lors de la pose et au-delà. Elle nécessite un solvant pour le nettoyage, sa durée de vie est moyenne... Et elle n’est évidemment pas biodégradable !

  2. En comparaison, sa cousine pétrochimique la peinture à l’eau et au latex paraît presque écolo, puisqu’elle existe sans COV. C’est la peinture la plus couramment utilisée. S’il y a un choix à faire entre les deux, prenez celle-ci. Mais n’oubliez pas qu’elle contient souvent des polluants comme les phtalates, le téflon ou le glycol, que de nombreuses émanations toxiques se dégagent lors de sa fabrication, et que, comme pour sa cousine la peinture à l’huile, elle a nécessité beaucoup d’énergie grise lors de sa production, et n’est nullement biodégradable.

  3. Intéressez vous aux peintures récupérées ! Les fonds de pot sont retraités et reconditionnés de telle manière que les COV sont moins présents. Elles existent aussi bien en base latex qu’alkyde. Seul bémol : le choix des couleurs est parfois peu étendu. On peut alors s’amuser en achetant une base blanche et en lui ajoutant des pigments (voir photo)… qu’on achètera sans COV !

En savoir plus sur… les peintures naturelles

Les choisir n’est pas seulement une option écolo-vertueuse. C’est aussi intéressant sur un plan financier, puisqu’elles sont bien plus durables que les conventionnelles!

  1. La peinture minérale au silicate a beaucoup d’avantages.  Elle occasionne très peu d’énergie grise et d’émanations pendant sa production, elle est sans COV, résiste bien aux taches et aux moisissures, est biodégradable. On l’utilise surtout pour les murs en maçonnerie, en crépi ou en terre, et pour les surfaces minérales extérieures.

  2. Peinture naturelle
    © Écohabitation

    Autre peinture naturelle, la peinture au lait ou à la caséine est parfois plus difficile à poser que la précédente (selon la marque). On peut par sécurité faire appel à un professionnel. On l’applique sur les murs, plafonds, boiseries, bref… partout ! Elle émet peu de polluants et nécessite peu d’énergie grise lors de sa fabrication. Son temps de séchage est court, sa résistance aux taches est acceptable, et elle est biodégradable. Pour les salles de bains et les sous-sols, préférez les peintures à la chaux.

  3. Les peintures naturelles à la chaux ont la cote ! Leur aspect confère une ambiance chaleureuse à la maison. Elles ont beaucoup d’avantages, notamment celui de générer une atmosphère saine, antiallergène et antifongique ! Qui dit mieux ? Leurs autres qualités écologiques sont les mêmes que celles des peintures naturelles citées plus haut. A découvrir.
Et aussi....
Il existe désormais au Québec une grande variété de peintures naturelles, à l'argile, aux résines naturelles.... Il n'y a plus beaucoup de raisons pour s'en passer!

En savoir plus sur… les teintures

On les utilise surtout pour les boiseries extérieures.  Là encore, la différence écologique entre teinture à l’eau et teinture à l’huile est importante…

  1. La teinture à l’eau contient peu de COV. Elle est par ailleurs peu émettrice de polluants lors de sa fabrication. Par contre, elle nécessite pendant ce processus beaucoup d’énergies grises, et n’est pas biodégradable. Au niveau de son usage, elle est simple à appliquer, longue à sécher, résiste bien aux moisissures mais mal aux taches. Cherchez celles qui protègent le revêtement contre les rayons ultraviolets (soleil). Enfin, elle est hautement préférable à sa collègue la teinture à l’huile.

  2. La teinture à l’huile (alkydes) combine beaucoup de désavantages écologiques. Elle émet beaucoup de polluants et nécessite une forte énergie grise pendant sa fabrication, et en plus elle a une forte teneur en COV ! Ses atouts : elle est facile à appliquer, résiste excellemment à l’humidité et aux moisissures, et a une bonne durabilité. Cependant… nous la déconseillons, c’est un produit néfaste pour la santé.
3. Les teintures naturelles sont particulièrement intéressantes: ce ne sont pas des produits de synthèse, contrairement aux deux exemples ci-dessus. A découvrir!

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