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Les projets de construction durable agissent à deux niveaux sur la gestion des eaux : réduction de la consommation pouvant aller jusqu’à 50% et gestion des eaux pluviales sur la parcelle. La réduction de la consommation vient du fait que les équipements installés sont économes et que les eaux de pluie sont collectées. Par ailleurs, les constructions durables vont favoriser l’absorption directe des eaux de pluie dans le sol en limitant les surfaces imperméables. Cela limite les problèmes dus au ruissellement des eaux de pluie, dont les inondations font partie. Ainsi les municipalités sur lesquelles beaucoup de projets de construction durables sont installés peuvent diminuer leurs besoins en réseaux d’aqueducs et avoir des stations de traitement des eaux usées de capacité moindre. Par ailleurs, les municipalités exposées aux risques d’inondation ont tout à gagner à favoriser les projets de construction conçus pour que les eaux de pluie soient récupérées ou infiltrées directement sur les terrains privés.
La densification est un des principes clé de la construction durable. Lors du choix d’un site pour une nouvelle construction durable, des critères comme l’accès aux réseaux de transport et aux services (commerçants, bibliothèques, espaces verts, etc.) s’appliquent. Densifier est particulièrement avantageux pour une municipalité qui voit alors ses frais de construction et d’entretien des réseaux réduits(principalement routes et aqueducs).
Grâce à l’emploi de matériaux qui absorbent peu la chaleur et à l’aménagement d’espaces verts et de toits végétalisés, la construction durable participe à réduire la formation d’îlots de chaleur urbains qui sont à l’origine d’une augmentation de 2 à 10⁰C dans les lieux fortement recouverts de bitume et de béton. Cela contribue localement à améliorer la qualité de l’air et aide à diminuer les maladies liées à de trop fortes chaleur.
Les projets de construction durable mettent un point d’honneur à générer le moins de déchets de chantier possibles et à trouver des filières de recyclage appropriées. Ils ont en moyenne 40% de déchets de chantier de moins que les projets classiques. De plus, les maisons durables sont souvent équipées pour favoriser le compostage ce qui diminue le volume de déchets à traiter pour la collectivité (les matières compostables représentent en moyenne 30% de la poubelle d’un Québécois). Enfin, des matériaux recyclés ou réutilisés sont très souvent employés en construction durable. Ainsi, le coût de gestion des déchets assumé par la collectivité est moins élevé dans le cas de projets de construction durable que dans le cas de projets classiques. De même les projets de construction durables génèrent moins de trafic routier car la terre extraite pour réaliser le projet est souvent réutilisée sur place au lieu d’être envoyée vers un centre de traitement.
Le secteur du bâtiment est celui où les efforts consentis pour réduire les émissions de GES restent les plus abordables. Cela s’explique par l’efficacité et la rentabilité des actions qui favorisent les économies d’énergie dans les habitations. Selon le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat), le secteur du bâtiment offre un potentiel de réduction évalué à 6 milliards de tonnes de Gaz à Effet de Serre (GES) d’ici 2030 et ce avec un bénéfice économique net.
Les maisons certifiées écologiques se vendent en moyenne 10% de plus dans certains marchés. Cela peut à terme augmenter les revenus fonciers des municipalités qui en accueillent beaucoup sur leur territoire. C’est un mouvement poussé par le marché et qui s’explique par le fait que les Canadiens sont de plus en plus attirés par les maisons écologiques. D’ailleurs, une étude de Royal LePage (1) montre que 88% des Canadiens souhaitent que leur maison offre des caractéristiques écologiques.
(1) Étude sur les maisons Écologiques datant du 16 octobre 2007 (étude Royal LePage – Sondages Angus Reid Strategies)
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