Toitures

Tout sur... Les toits végétalisés

Utiles à l’échelle urbaine, ces îlots de verdure présentent aussi des avantages pour leurs propriétaires : économies d’énergie, augmentation du confort… Un investissement qui peut se révéler intéressant.

Toits verts multilogement Fiche technique : Tout sur... Les toits végétalisés
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Si sous nos latitudes, l’hiver fait hésiter à se lancer dans l’aventure des toits verts, ceux-ci rencontrent un franc succès en Europe, dans l’Ouest canadien ou encore au Japon… Lisez la suite, pour une vision globale de la question vous fera peut-être changer d’avis!

Un toit végétalisé, ou toiture verte, tempère un bâtiment de manière efficace, agissant comme une zone tampon, climatisant l’été et isolant l’hiver. Au confort apporté s’ajoutent les économies d’énergie, la prolongation de la durée de vie de la toiture et éventuellement, l’agrément d’une belle terrasse.

Les avantages globaux des toits végétalisés sont aussi incontestablement bénéfiques pour toute la ville. Comme les autres espaces verts urbains, le toit végétalisé combat les îlots de chaleur, réduit le ruissellement des eaux de pluie et l’engorgement des égouts. Avec ses plantes et son substrat plus ou moins épais, il capte les poussières volatiles, augmente les surfaces urbaines de culture et offre de nouveaux habitats pour les oiseaux, papillons et abeilles. En somme, une installation écologique vraiment intéressante!

Son coût est très variable : entre 10$ et 120 $/pi2, selon le type de projet et la complexité de la toiture (sans les plantes). Il faudra ajouter les coûts d’amélioration architecturale et de drainage si requis (la terre imbibée d’eau pèse généralement plus de 100 lb/p2).

Notez aussi que certains types de toits verts ne nécessitent aucun soin particulier, alors que d’autres s’entretiennent comme de véritables jardins.

SAVIEZ-VOUS QUE…

Les toitures végétalisées peuvent s'implanter partout!

 

L'effet d'îlot de chaleur urbain - Un bref aperçu

L'étalement urbain et la réduction d'espaces naturels, dus aux besoins grandissants de l’établissement humain, n’ont pas toujours su maîtriser leurs impacts. Aujourd’hui, les villes sont confrontées à de nombreuses problématiques qui nuisent à la qualité de vie de leurs citoyens, tel que la multiplication des îlots de chaleur. Problème principalement causé par la quantité imposante d'infrastructures urbaines; les routes, stationnements, bâtiments et leurs toitures sont tous faits de matériaux imperméables tels que l’asphalte ou le béton. Ces matériaux, ayant une faible capacité réflective, emmagasinent beaucoup d’énergie au cours de la journée et la restituent ensuite sous forme de chaleur. Ils participent ainsi à la formation de zones dont la température est beaucoup plus élevée que celles en périphérie, parfois jusqu’à 12 degrés de plus.

Ce phénomène provoque des problèmes de santé publique et une augmentation de la consommation d’énergie, en plus de réduire considérablement le sentiment d’agréabilité urbaine. D’autre part, les températures élevées peuvent provoquer de l’instabilité atmosphérique, augmentant ainsi les risques d’averses et d’orages. 

N.B. On peut aussi verdir les murs, les pourtours des bâtiments, les stationnements, les clôtures… Pour en savoir plus, consultez les guides du Centre d’écologie urbaine de Montréal :

 

 

 

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