Parements extérieurs

Maisons conçues pour durer

Une maison doit résister longtemps aux aléas extérieurs (humidité, soleil, vent, insectes ravageurs, etc.) Certaines bonnes pratiques permettent d'allonger la durée de vie de la maison.

© Céline Lecomte

Protection du revêtement extérieur

Pour augmenter la durée de vie du parement extérieur, on peut concevoir des dépassements de toits qui le protégeront. De plus, il faut toujours laisser un espace d’air d’environ ¾ de pouces derrière le revêtement pour assurer la circulation de l’air et lui permettre de sécher après la pluie. Cela vaut aussi bien pour les murs que pour le toit. Sans écran pare-pluie, il y a risque d’infiltrations d’eau et de vapeur d’eau, ce qui provoquerait la détérioration rapide du parement et des matériaux qu’il recouvre. Aussi, si vous optez pour un revêtement de bois, il ne faudra pas que celui-ci soit en contact direct avec le sol, car il y a un risque élevé qu’il finisse par pourrir. Pour aller plus loin, voir le projet « revêtements extérieurs » du service Certification Rénovation Écohabitation.

Protection contre l’humidité

Poser des gouttières ou un drain français rigide qui éloigneront l’eau à plus de 10 pieds de la maison protégera les fondations de l’humidité. Pour aller plus loin, voir le projet « revêtements extérieurs » du service Certification Rénovation Écohabitation ainsi que le projet "sous-sol".

Protection des vis d’une terrasse

Pour ralentir la corrosion des vis permettant l’assemblage d’une terrasse, mieux vaut visser par en dessous de manière à ce qu’elles soient le moins possible exposées aux intempéries. Cette méthode est plus longue, mais pourra rallonger la durée de vie de votre terrasse.

Protection contre les ravageurs

Certains insectes ou petits animaux voient dans les craques de la maison une occasion idéale pour faire un nid ou même passer du côté intérieur de la maison, bien plus confortable et fourni en nourriture! Pour éviter d’être envahi et de risquer de voir certains matériaux ou fils électriques se faire ronger ou grignoter, certaines précautions s’imposent. Pas de plantes à moins de 24 pouces (600 mm) de la maison, car elles peuvent attirer les insectes. Installer des portes extérieures en acier. Poser une grille pour sceller tous les trous et sorties de ventilation. Mettre une moustiquaire métallique à la jonction du mur de fondation et de la structure de bois pour bloquer les fourmis. Étanchéiser les fissures, joints, points de pénétration, extrémités et points d’entrée avec des produits de calfeutrage. Les trous, si petits soient-ils, sont une porte d’entrée pour les insectes ou certains rongeurs ou oiseaux. Choisir avec précaution les matériaux et meubles, notamment quand ils sont récupérés afin de ne pas introduire d’insectes dans la maison (punaises de lit, mites). Certaines de ces recommandations sont reconnues par le système d’évaluation LEED Canada pour les habitations.

D’autres stratégies pour augmenter la durabilité de la maison sont présentées dans le cahier 8 de la Ruche, « La réduction à la source appliquée à l’habitation écologique ».

Aussi, l'outil de certification en rénovation écologique donne d'autres pistes pour prévenir la dégradation de la maison, comme par exemple, des conseils pour rendre le pourtour des portes et fenêtres étanches.

Évènements à suivre

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