Vous prévoyez ajouter une chambre à  votre maison isolée ? Votre installation septique est vieille ? Elle dégage des odeurs sur le terrain ? Le sol au-dessus de votre installation est gorgé d’eau ? Votre baignoire ne se vide plus aussi facilement ? Votre système a peut-être atteint la fin de sa vie utile. Une intervention doit être faite : vous devez faire les travaux nécessaires à la mise en conformité de votre installation.

Sachez que les eaux usées domestiques des habitations isolées constituent des risques pour l'environnement, ainsi que la santé humaine lorsqu'elles ne sont pas traitées avant leur rejet dans l’environnement. Il en va de la qualité de l’eau des lacs, des cours d’eau, et de la santé des humains et de la faune aquatique.

Il est donc déterminant que votre installation respecte le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées. Quelle conception, comment doit-elle être construite et exploitée...

Achat d'une maison isolée : l'inspection de l'installation septique est conseillée

Vous projetez l’achat d’une maison isolée ? Il est conseillé d'en exiger une inspection par un expert compétent, tout comme vous demanderez une inspection du bâtiment. De plus, cette inspection, qui permet d’éviter bien des désagréments, est de plus en plus demandée par les institutions financières.

Rénovations, agrandissement : pensez aussi à mettre aux normes l'installation septique

Si vous projetez aménager votre sous-sol, construire une nouvelle chambre ou exploiter des pièces à des fins commerciales, faites appel à l’officier municipal en environnement et à un expert compétent en la matière, puisque votre installation septique pourrait sans doute devoir être modifiée Les municipalités doivent exiger l’étude de caractérisation du site avant de délivrer un permis pour la construction ou la rénovation d’un bâtiment.

De bonnes questions à poser avant d'installer son système septique

Voici une liste de questions à vous poser quand vous vous intéressez à votre système d’assainissement : 
  • Ai-je déjà une fosse septique en état de marche?
  • Y a-t-il une étude municipale pour un système collectif, semi-collectif ou décentralisé? 
  • Où sont les canalisations d’eau potable autour de ma maison : cours d’eau, source ou puits proche?
  • Quelle est la surface disponible? Où est l’espace réservé à la voiture?
  • Comment est structuré mon sol? Y a-t-il du tassement? Où sont les zones en herbe sans arbre?
  • Le milieu est-il sensible au phosphore?
  • Où vont mes eaux de pluie (toitures,…)?

Voici la procédure à suivre pour mener à bien l’installation du système septique domestique :

  1. Contactez votre municipalité pour savoir quelles sont les règles spécifiques et les mises en garde. Ce type de travaux requiert un permis municipal en vertu d’un règlement adopté par le Gouvernement du Québec. Certaines municipalités offrent même des aides financières. Aussi, n’hésitez pas à aller rencontrer vos voisins ou amis qui ont installé des systèmes pour vous renseigner sur les technologies et avoir des retours d’expériences.
  2. Contactez un expert membre d’un ordre professionnel reconnu (ingénieur, technologue, géologue) possédant les compétences requises, comme exigé par le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées. C'est lui qui réalisera la conception de l’installation septique, déterminera sa localisation et sa capacité. Voici les étapes de son travail :
  • Calcul du débit total quotidien de rejet d’eau. Attention, il est primordial de diminuer autant que possible sa consommation (toilettes faible débit, aérateur de robinet, douche faible débit, …) avant de dimensionner son système de traitement. En plus de faire des économies d’eau et d’énergie, vous construirez un système plus petit (moins coûteux) et plus adapté.
  • Analyse de perméabilité du sol par un professionnel (obligatoire pour obtenir les permis de la municipalité). Vous connaitrez alors la capacité d’infiltration des eaux dans le sol.
  • Caractérisation du terrain (limite du lot, pente, topographie, végétation, nappes d’eau souterraines, cours d’eau, puits, construction existante, construction à venir, zone libre pour installer un système). Ces éléments apparaissent dans la demande d’autorisation et selon le type de milieu, différents rejets seront permis.

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