Photo Melissa Robertson, Creative Commons. Photo Melissa Robertson, Creative Commons.

Jardin potager « illégal » à Drummondville : la mobilisation est… internationale!

Faire pousser des légumes dans sa cour avant est jugé inesthétique par le règlement municipal de Drummondville. Mais l’activiste-maraîcher à l’origine du potager de la Maison-Blanche vient de lancer une pétition pour soutenir le couple de jardiniers, et l

Écohabitation 19 juillet 2012 14:51
Emmanuelle Walter

Au début, c’était un charmant jardin potager de banlieue, mijoté par un couple enthousiaste et blogueur. C’est devenu un symbole de l’absurdité des règlements municipaux, et du combat des agriculteurs urbains en Amérique du Nord! La ville de Drummondville (Centre-du-Québec), qui a absorbé il y a peu Saint-Charles-de-Drummond où vit le couple, va en effet bientôt interdire  les potagers donnant sur la rue. Pas joli. Pas assez lisse. Un problème « d’uniformité de la trame urbaine » comme le dit le directeur général de la Ville au Devoir. « Hier (mercredi 18 juillet), la Ville de Drummondville a fait parvenir aux deux jardiniers une lettre pour exiger que 30 % de la cour avant soit «engazonnée» d’ici cinq jours sous peine d’amendes quotidiennes de 100 à 300 $ », mentionne le journal. Mais fin juillet, la ville a donné au couple jusqu'au 1er septembre pour s'éxécuter. Une manière, sans doute, d'éviter le ridicule et de se pencher sur les arguments juridiques du couple Landry-Beauchamp.

Les fonctionnaires de Drummondville ne s’attendaient probablement pas à l’écho quasi-planétaire que ce combat a généré. L’activiste américain Roger Doiron, qui a convaincu les Obama d’implanter un potager à la Maison-Blanche, a décidé de lancer une pétition de soutien!  « Les appuis venus d’Australie, de Pologne ou des États-Unis arrivent chaque jour », ajoute Le Devoir.

Nous vous livrons ici quelques liens pour en savoir plus.

Commentaires (7)

roger robitaille 20 juillet 2012 10:45

Ce genre de d'urbanisme parvenu est totalemet absurde et mérite une mobilisation internationale.

Anonyme 22 juillet 2012 15:46

Vous m'intéressez !

Joanne 22 juillet 2012 23:06

Je compte profiter de mon parterre, me débarasser du gazon progressivement et planter des fruits, avec mes fleurs, et quelques legumes. L'an passé j'avais un plant de tomates en avant.

Anonyme 23 juillet 2012 12:06

C'est vraiment absurbe, un jardin en devanture. Le gars manque d'attention? Moi je vais mettre tout en asphalte. Fini la pelouse et jardin. Grosse économie d'eau.

Écohabitation 23 juillet 2012 17:32

Ne faites pas ça... L'asphalte empêche l'absorption des eaux de pluie (=augmentation des risques d'inondation) et de la chaleur (effet "ilôt de chaleur")... Vous pouvez planter des espèces qui n'ont pas ou peu besoin d'eau et faire pousser un paysage sans gazon, plein de charme et de fruits.... Lire à ce sujet http://www.ecohabitation.com/guide/amenager-ecologiquement-cour-plantes-eau-potager. PS: l'asphalte, en plus, est issu du pétrole...

Anonyme 20 septembre 2012 18:26

Puis le jour il y aura la guerre ce sont ses voisins les premiers qui en profiteront ! au moins se couple n'a pas à aller dépenser plus de 50$ en épicerie de fruits et légumes par semaine chez nos voisins les États-Unis qui à priori ... vendent plus de fraises et framboises que nous cher Québecois ! Félicitation pour cette initiative !

Anonyme 7 janvier 2013 12:50

ma vision sur la beauté du monde
par un jardin illégal

LETTRE A SIMON GAUTHIER CONTEUR
www.simongauthier.com

CHER SIMON

Mon arrière grand-mère et son accordéon à piton fut une artiste du quotidien. Elle fut la barre de mesure qui me permit de découvrir la poésie fait homme alors que j'allais encore à l'école primaire. le vagabond Baptiste Tremblay arrêtait les trains sur la voie ferrée au coin de la rue menant à la petite école. Les policiers comme les chauffeurs de train qui le prenaient pour un fou finirent par deviner qu'il était poète. Parce que dans un parc, il nourrissait les oiseaux et apprenait leur chant, au nom de ceux et celles qui ont besoin d'espérance.

Un jour que je vagabondais je ne sais trop quel village, j'arrivai au coin d'une rue où une harmonie de parfums me conduisit à une maison. Un très vieux monsieur prenait soin d'un jardin d'une exceptionnelle variété de fleurs.CÉtait un jardin illégal devant sa maison:)))
Il me dit: Je ne cultive pas des fleurs, je cultive l'espérance d'une vie meilleure pour ceux et celles qui passent devant ma maison.
Cette nuit-là, je la vécus dans les larmes de joie. Je reconnus la signature du vagabond Baptiste Tremblay de mon enfance.

Pierrot
vagabond céleste
2013

www.enracontantpierrot.blogspot.com
www.reveursequitables.com
www.demers.qc.ca
chansons de pierrot
paroles et musique

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