OPTION 1 : Réutiliser, rafraîchir et revaloriser les armoires de cuisine

Rafraîchir, repeindre ou regarnir vos vieux caissons et vieilles portes vous fera épargner temps et argent tout en réduisant l’impact environnemental. Option plus verte que l’achat de nouvelles armoires, vous pouvez également acheter des armoires* récupérées et les adapter à votre espace.

Le prix moyen d’un ensemble d’armoires de cuisine coûte entre 1 000 et 40 000 $. Rafraîchir, repeindre (avec de la peinture récupérée ou sans composés organiques volatils) et rénover vos armoires reste le choix le plus économique, et encore, le choix le plus écolo!  Vous pouvez même garder vos caissons et ne remplacer que les portes avec du bois certifié " Forest Stewardship Council" (FSC) ou récupéré.

N’hésitez pas à faire d’une pierre deux coups; achetez des armoires (caissons et/ou portes) récupérées et adaptez-les à votre espace. Elles sont disponibles dans les magasins qui vendent des matériaux de construction recyclés, chez les marchands spécialisés en récupération architecturale et vous pouvez même en trouver dans les petites annonces de particuliers.

*Le terme générique Armoires englobe également les tiroirs, vaisseliers, bahuts, buffets, dessertes, compartiments, cases et autres subdivisions.


OPTION 2 : Poser des armoires neuves, à faible émission de COV

Il est possible d’acheter des armoires neuves pour votre cuisine, mais les matériau choisis doivent répondre à certaines exigences écologiques afin que leur impact soit limité. Visez:

  • Des matériaux de provenance régionale (extraits, traités et fabriqués dans un rayon de moins de 800 km de l’habitation)
  • De provenance recyclée (min de 50% pré ou post-consommation) ou certifié "Forest Stewardship Council" (FSC)
  • Durable (qui assurera sa fonction et survivra à une usure normale pendant plus de 25 ans)

En vous procurant des caissons et portes d'armoires* neufs faits de matériaux de provenance locale, à faible émission de composés organiques volatils (COV), vous réduirez l’impact sur votre santé et sur l’environnement tout en participant à accroître la demande pour des produits d’ici.

Il vous suffit de trouver un fournisseur qui utilise des matériaux locaux, en provenance de forêts bien gérées, à faible émission de COV. Il existe également des caissons dont la résine ne contient pas d'urée-formaldéhyde. Vous pouvez également opter pour des panneaux de contre-plaqué sans COV. Généralement, ce sont les fabricants d'armoires ou les ébénistes qui façonnent la cuisine à partir du type de panneau de votre choix. Sinon, on opte pour des caissons en bois massif, mais cela peut représenter des coûts plus élevés. Nous vous conseillons d’opter pour un caisson en bois du Québec certifié "Forest Stewardship Council" (FSC).

*Le terme générique Armoires englobe également les tiroirs, vaisseliers, bahuts, buffets, dessertes, compartiments, cases et autres subdivisions.

Le seuil d’émissions de COV des caissons et façades ne doit pas être plus grand que 0,05 ppm (parties par million).

POURQUOI

Les armoires figurent généralement au palmarès des éléments peu écologiques. Leurs caissons, portes, encadrement et devantures sont souvent en aggloméré ou en mélamine (résine de plastique) matériaux qui contiennent de l'urée-formaldéhyde, ou faits de bois provenant de forêts non gérées. Il existe également des portes fabriquées en vinyle ou enduites de vinyle (PVC, "thermoplastique"), proscrites de par ces effets sur la santé et l’énergie grise du matériau**. Pour des questions de santé et de protection de nos milieux naturels, il est donc important d’opter pour des matériaux plus écolos.

L'urée-formaldéhyde, mieux connu sous l’appellation formol, est un gaz toxique contenu dans certains matériaux – colle, bois aggloméré, contreplaqué, panneaux de fibres (MDF), mélamine, etc. – qui peut rejeter les composés organiques volatils (COVs) qu’il contient jusqu’à cinq ans après sa fabrication. Ces derniers se libèrent surtout lorsqu’ils sont exposés à un fort taux d’humidité et à une température élevée, des conditions souvent réunies dans la cuisine. Ils peuvent causer de l’irritation, de la nausée, des troubles respiratoires, des réactions allergiques, de l’asthme et sont considérés comme cancérogènes par l’Environmental Protection Agency (EPA).

À long terme, Santé Canada propose des seuils d’expositions à l'urée-formaldéhyde équivalant à 50 microgrammes par mètre cube (µg/m3). Mais les panneaux utilisés pour les caissons peuvent en émettre des taux au-dessus des seuils recommandés et ce, pendant des semaines, voire des mois. Une étude effectuée en 1999 par Santé Canada a démontré que différents panneaux d’aggloméré et de MDF émettent des hauts niveaux d'urée-formaldéhyde dans une pièce fermée:

  • De 300 à 400 μg/m3 par heure au cours des quelques premières semaines;
  • De 80 à 240 μg/m3/h après 6 à 10 mois.

Les émissions diminuent donc au fil du temps. Toutefois, il faut beaucoup de temps avant qu'elles ne descendent en deçà du seuil de 50 µg/m3 prescrit par Santé Canada.

Les panneaux de bois massif d’essences locales nobles sont le choix le plus écolo. Ils seront plus dispendieux, mais plus durables et nettement moins nocifs pour la santé de votre famille ! Les bois durs comme le chêne, l’hêtre ou l’érable sont les plus robustes et faciles d’entretien (cires, huiles, vernis naturels et non toxiques). 

Dans tous les cas, n’oubliez pas d’opter pour des finis naturels et sains (sans COV ou à faible émission de COV) pour vos armoires et de recouvrir vos surfaces de scellant non toxique si nécessaire .

** L’Allemagne a interdit la vente de ce produit en raison de son processus de fabrication et des vapeurs mortelles qu’il émet en cas d’incendie.

Notez-bien : La majeure partie des produits du grand détaillant Scandinave est fabriquée en Chine et dans les Balkans. Cette compagnie a des règles très strictes concernant les taux d’urée-formaldéhyde dans leurs panneaux, mais ces lois n’atteignent pas nécessairement le 0,05 ppm de COV. Ainsi, malgré leurs politiques intéressantes (par exemple, 16 % du bois utilisé est FSC), il peut s’avérer très difficile d’y trouver des produits vraiment écolos.  

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