Bien sûr, le radon est présent naturellement dans l’air à une concentration minime variant de 1 à 10 Bq/m3. Dans les sous-sols québécois, sa concentration moyenne est plutôt de 35 Bq/m3. Ces teneurs ne sont pas assez élevées pour avoir un impact sur la santé humaine (Rappel : ligne directrice = 200 Bq/m3). 

Mais ne vous fiez pas aux apparences: ce gaz inodore, incolore, radioactif et cancérigène est impliqué dans 16 % des cancers du poumon diagnostiqués annuellement. Il n’agit pas comme le CO2: ses effets et son comportement n’étant pas instantanés, il faut vraiment le tester sur le long terme.

Une carte ne suffit pas

La production et la diffusion du radon ne sont pas uniformes et elles peuvent se limiter à certains endroits. Sa concentration dépend en effet des conditions géologiques locales, de la température, de la pression atmosphérique, des fissures dans les roches, etc. Il est donc très difficile de déterminer des zones à risque. Il existait une cartographie des zones à risque, sur laquelle on voyait que certains secteurs comme Oka, Mont-Saint-Hilaire ou Mont-Laurier étaient reconnus comme ayant une forte concentration en radon. Mais cette cartographie avait un certain sens en 2007, alors que la ligne directrice était de 800 Bq/m3, mais on ne peut plus s’y fier aujourd’hui.

www.cbc.ca/news2/interactives/radon-in-canada/

La concentration en radon peut varier énormément d’une maison à l’autre, même si celles-ci sont voisines. Une maison située dans une zone à très haut risque pourrait présenter un très faible taux alors qu’une autre, située par exemple dans une région où seule une maison sur 200 présente des taux élevés, pourrait afficher un taux dangereusement élevé.

Les facteurs de risque

En fait, la présence plus ou moins importante du gaz à l’intérieur d’une habitation est due à plusieurs facteurs:

  • la concentration de radon dans le sol et le type de sol;
  • la ventilation des lieux;
  • l’étanchéité des murs de la maison;
  • sa position par rapport aux vents dominants;
  • le type de construction et l’état des fondations;
  • etc. 

Aucune région du Québec n’est totalement exempte de radon et donc, aucune habitation n'est d'office exempte de risques. C'est la raison pour laquelle il est recommandé d’effectuer les mesures de radon pour chaque maison, au cas par cas.

Pour ces mêmes raisons, il est impossible de prédire la présence du radon avant la construction de la maison. Par mesure de précaution, il est fortement recommandé d’installer dans toute nouvelle habitation un conduit d’évacuation du radon – actif ou passif – et de sceller parfaitement les fondations pour l’empêcher d’entrer (voir section 4).

Pour en savoir plus

Consultez les autres pages de Guide sur le radon: