Le biogaz est un gaz produit par la biodégradation de matière organique par des micro-organismes. La réaction concernée s’appelle la biométhanisation, ou encore la digestion anaérobie (en l’absence d’oxygène).

Toutes les matières organiques sont des substrats qui peuvent générer la production de biogaz. La teneur en méthane du biogaz obtenu dépend essentiellement du type de substrats et peu du procédé de génération.

La biométhanisation peut avoir des intérêts écologiques: réduction des agents pathogènes des matières traitées, confinement des odeurs, valorisation énergétique du biogaz, etc. Cependant, les coûts d’investissement sont très importants, et rendent cette technologie peu intéressante pour un ménage moyen. L’intérêt pour cette technologie se situe davantage pour les municipalités, les industries, ou encore les producteurs agricoles. Par contre, l'utilisation de biogaz sert d'argument pour justifier l'utilisation du gaz naturel qui est une énergie fossile grande productrice de GES. Comme nous souhaitons l'élimination de l'utilisation du gaz au niveau résidentiel, nous pensons que le très faible pourcentage d'utilisation de biogaz dans le réseau de distribution ne justifie pas l'utilisation du gaz naturel pour le chauffage au Québec.

Avant de concevoir un projet de biométhanisation, il est essentiel de s’assurer que les matières organiques résiduelles que l’on souhaite valoriser par la biométhanisation ne pourraient pas être traitées plus tôt dans la hiérarchie des 3RV-E (Réduction à la source, Réemploi, Recyclage, Valorisation, Elimination) et ainsi trouver un usage avec  un meilleur bénéfice environnemental et économique.

Il est important, au niveau individuel, de penser à réduire ses déchets (herbicyclage, compostage domestique) ou de séparer ses déchets organiques de ses matières résiduelles si la collecte sélective de sa municipalité le permet. Cela réduira les coûts de collecte et de traitement de ses matières résiduelles, et réduira de manière importante les pollutions engendrées sur les lieux d’enfouissement de nos résidus domestiques.

Pour une perspective plus approfondie sur le gaz naturel renouvelable, voir notre article le GNR sous la loupe.