De plus de plus de municipalités interdisent l'utilisation des pesticides et autres herbicides dans les parcs, pour réduire l'impact sur la santé et l'environnement des ces produits chimiques. Chacun à notre échelle, nous pouvons aussi appliquer une série de mesures pour contribuer à la préservation de la biodiversité et réduire le ruissellement des eaux pluviales... et pourquoi pas produire des légumes et fruits dans sa cour ! Découvrez dans ce guide comment aménager simplement votre cour ou votre jardin de manière plus écologique en six grands principes.

Pour une pelouse écolo : trouver des alternatives au gazon Kentucky !

Tonte, fertilisant, arrosage : le gazon conventionnel demande beaucoup d'entretien. C'est en fait le couvre-sol la moins écologique. Cette variété de gazon explique en partie la très haute consommation d’eau des Québécois, parmi les plus élevées au monde. Choisissez un autre type de couvre-sol, moins consommateur d’eau, pour votre cour !

  • Le Quatre-temps ou « cornouiller du Canada » est une petite plante à feuilles à fleur blanche.
  • La Buchloé faux-dactyle (ou « buffalo grass », herbe à bison), qui est une graminée avec petites fleurs roses, espèce considérée comme « préoccupante » (presque menacée) par le gouvernement canadien. Ou encore la fétuque et le trèfle nain, pour ceux qui aiment la pelouse très verte !
  • Prairies fleuries, trèfles… renseignez-vous auprès des magasins de jardinage pour dénicher des espèces qui ne nécessitent pas beaucoup d’entretien.

Apprenez-en plus sur les différentes alternatives au gazon Kentucky.

Info pratique : utilisé à plein régime, le boyau d’arrosage débite mille litres d’eau potable par heure ! Soit l’équivalent de la consommation d’eau recommandée pour une personne pendant un an et demi…

Le trèfle est une espèce alternative plus écologique au gazon Kentucky
Le trèfle est une espèce alternative plus écologique au gazon Kentucky. © Crystal Jo sur Unsplash

Privilégier les espèces indigènes

Ce nom désigne les plantes adaptées au territoire dans lequel elles poussent, et qui nécessitent donc peu d’entretien. Outre le couvre-sol (voir ci-dessus), on peut planter des essences spécifiquement canadiennes : pour les arbustes, l’aulne, rugueux, l’amélanchier du Canada ; ou pour les plantes rampantes et grimpantes, la vigne blanche ou l’apios d’Amérique… Les plantes indigènes du Québec sont nombreuses, vous aurez l'embarras du choix.

Se débarrasser des plantes envahissantes

Les espèces envahissantes ont été importées au Canada depuis le 17è siècle à des fins médicinales, horticoles ou agricoles… Mais, faute de compétiteurs naturels, elles poussent à toute vitesse et détruisent les écosystèmes qui permettent une diversité de plantes. Il est bon de s’en débarrasser. Pour en savoir plus et les identifier, vous pouvez consulter la liste des plantes envahissantes du Québec, répertoriées dans le guide de la certification LEED habitations.

Penser à économiser l'eau potable

Placer un baril récupérateur d'eau de pluie à la sortie de la gouttière du toit est un geste simple . Il faudra penser à le couvrir d'un grillage fin pour éviter la prolifération des insectes. Vous pourrez ainsi arroser vos plantes, légumes et boîtes à fleurs ou même laver votre voiture et économiser une quantité d'eau appréciable. Des barils conçus pour la récupération de l'eau sont disponibles auprès de certaines municipalités, parfois à coût modique, ou bien en quincaillerie. On en trouve même aujourd'hui qui sont décoratifs.

Quant à l'utilisation de l'eau potable, on peut penser à doser judicieusement l'arrosage en utilisant diverses méthodes: utiliser une minuterie, arroser tôt dans la journée ou mieux encore installer un système d’irrigation. Il permettra l’acheminement de l’eau directement aux racines. Mieux comprendre les enjeux liés à l'utilisation de l'eau potable.

Économie d'eau dans le jardin écologique
Arroser efficacement pour économiser l'eau dans le jardin écologique

Favoriser les sols qui absorbent les eaux pluviales

Il est préférable de privilégier l'aménagement de sols qui freinent le ruissellement et qui permettent l’infiltration des eaux sur place. Plus nos sols absorbent l’eau de pluie, moins elle engorge les stations d’épuration, remplie des polluants qu’elle a amassés pendant son ruissellement. On évite ou on garde au minimum le revêtement en asphalte, les terrasses pavées, les chemins en poussière de roche. Préférez plutôt les pavés perméables, le gravier grossier, les dalles poreuses, les copeaux de bois ! On peut même réaliser un jardin pluvial qui aura comme fonction d'absorber l'eau de ruissellement.

Les bienfaits du potager

Le jardin potager, aussi petit soit-il, constitue un pas vers une plus grande autonomie alimentaire. Même sur un minuscule balcon, vous pouvez faire pousser des tomates-cerise, du basilic ou du persil. On ne peut pas avoir plus frais! L'agriculture urbaine fait de plus en plus d'adeptes et ses bienfaits environnementaux et sociaux ont été bien démontrés. Plusieurs ressources existent d'ailleurs pour accompagner les résidents des villes qui désirent intégrer l'agriculture urbaine à leur mode de vie. Certaines villes en sont même à modifier leur règlementation pour permettre à leurs résidents d'aménager des jardins potagers en façade de leur maison et de posséder quelques poules.

Maintenant que vous connaissez les 6 principes fondamentaux de l'aménagement paysager écologique, vous pouvez approfondir le sujet en consultant nos guides sur le choix des végétaux à planter, la manière d'organiser ses plantations dans l'espace du jardin, ou encore sur la réalisation d'un mur ou d'une clôture végétalisée. Pour les passionnés, le guide complet sur l'aménagement paysager écologique est par ici.