On vous a récemment proposé un top 5 de produits à faible impact pour mieux habiter et se déplacer en 2020. Vu sa popularité, Mike Reynolds et Bob Pierson de chez Ecohome (notre petit frère anglo) ont élaboré un second palmarès pour 2020. Cette fois, les auteurs présentent 12 tendances en matière de construction écologique. Êtes-vous curieux?

Principales tendances en construction durable pour 2020

Le marché développe sans cesse de nouveaux produits qui aident à construire des maisons plus efficaces, plus durables et plus respectueuses de l'environnement. Cette année, notre attention a été particulièrement attirée par des philosophies, des outils et des approches en matière de conception et de construction durables. Voici nos favoris!

1. Les kits préfabriqués conçus par des architectes, prêts pour la certification LEED® habitations

Les maisons préfabriquées ne sont pas une nouveauté, mais si elles sont conçues par d'architectes de renom et poussées à un maximum de durabilité grâce à la collaboration d'experts en habitation durable, alors elles offrent un avantage concurrentiel incontestable! C'est la proposition de valeur des Kits Écohabitation, dont notre organisme a eu l'idée originale.

Les kits font leur place sur le marché, gagnant des cotes de popularité grandissantes sur les moteurs de recherche, ainsi que l'intérêt de nombreux particuliers et promoteurs immobiliers.

Les Kits Écohabitation, construits en environnement contrôlé et prêtes pour la certification LEED® et l'homologation Novoclimat, affichent des Indices Solaires Passifs (ISP, c'est-à-dire des niveaux de consommation totale en énergie en kWh.an) à en faire pâlir beaucoup: elles sont en mesure d'atteindre un niveau de qualité plus élevé que les maisons construites sur site, où les matières premières et la coquille de la maison sont exposées aux aléas de la météo pendant parfois de longues périodes.

Les maisons en kits permettent ainsi d’éviter des retards dus aux intempéries ou à la disponibilité de la main-d'œuvre. La fabrication en usine se prête également mieux à la réutilisation et au recyclage des matériaux, car les petits morceaux de bois et l'isolation, par exemple, peuvent être triés, stockés et réutilisés plus tard.

Les maisons passives préfabriquées et prêtes pour la certification LEED® sont disponibles partout au Québec.

Vous verrez de plus en plus de fabricants de maisons préfabriquées arriver sur le marché chaque année, avec une meilleure qualité et des prix toujours plus compétitifs. Ce n'est bien sûr que notre prédiction, mais nous pensons que l'idée de faire livrer les nombreux « morceaux » d'une maison sur un site et de les assembler en place semblera à l'avenir une idée toute aussi idiote que de se faire livrer un tas de pièces de voiture à la maison et de devoir les assembler soi-même dans le garage.

Les grandes avancées dans l’industrie des maisons préfabriquées que nous verrons bientôt toucheront la capacité de produire et de livrer une maison finie, prête pour LEED, NZ ou Passive House, en aussi peu que 8 à 10 semaines. Si vous cherchez à acheter une maison préfabriquée de haute performance, consultez les 6 modèles de Kits Écohabitation déjà disponibles, prêts à l'achat!

2. Les maisons Net Zéro (NZ)

Le coût plus élevé de l'énergie, combiné à une prise de conscience croissante de la crise climatique, est un moteur de la tendance à la construction de maisons plus économes en énergie. Et la construction de maisons à consommation Net Zéro est une tendance qui décolle rapidement. Écohabitation pilote par ailleurs un important projet sur la question.

Pour faire une histoire courte, ne maison Net Zéro est celle qui produit autant d'énergie qu'elle en consomme. Ça commence par une enveloppe de bâtiment hautement performante, puis le concept intègre des systèmes de chauffage et de ventilation à haute efficacité, ce qui aide à maintenir la consommation de la maison aussi faible que possible. La maison NZ est finalement alimentée par des sources d'énergie renouvelables, comme des panneaux solaires sur le toit. En 2020, surveillez de près l'apparition de nouvelles maisons prêtes pour NZ ou Net Zéro.

Net Zero Homes, la première maison certifiée Net Zero du Canada à Victoria, en Colombie-Britannique © Falcon Ridge Contracting

3. Les calculatrices d’empreinte carbone pour les matériaux

L'un des produits les plus intéressants que nous ayons trouvés récemment est le calculateur d'empreinte carbone EC3. Les certification environnementales peuvent vraiment en bénéficier, car le concept d'empreinte carbone va plus loin que les kWh/m2.an consommés par les habitants. L'empreinte carbone totale d'un bâtiment, du berceau à la tombe, comprend aussi l'énergie intrinsèque, soit l'énergie requise pour fabriquer les matériaux de construction, en premier lieu.

L'outil EC3 de Skanska, gratuit, dispose d'une base de données de matériaux qui permet aux architectes et aux concepteurs de calculer l'énergie intrinsèque d’un bâtiment lors de la conception, ce qui signifie que des matériaux peuvent être remplacés dès la phase de conception, et ainsi conserver l'empreinte aussi bas que possible.

Car si un sous-traitant peut visualiser sa part du projet avant de commencer les travaux et qu'il a accès à des données précises comme celles fournies par l'outil EC3, il peut estimer avec précision la quantité de matériau spécifique nécessaire et l'impact carbone de différents matériaux similaires, et ainsi effectuer le meilleur choix environnemental. Cette capacité de visualisation réduit également la quantité de temps, de main-d'œuvre et de matériaux perdus sur un projet. Jusqu'à présent, ce processus était compliqué et donc pas réalisé très souvent; sans connaître cette variable, il n'y avait aucun moyen d'évaluer avec précision l'impact écologique total d'un bâtiment après sa construction !

L'outil EC3 de Skanska, gratuit, dispose d'une base de données de matériaux qui permet aux architectes et aux concepteurs de calculer l'énergie intrinsèque d’un bâtiment lors de la conception © acpresse.fr

L'utilisation de cet outil s'appuie sur la modélisation des informations sur le bâtiment (BIM, pour Building Information Modeling), une autre tendance associée à l'industrie de la construction qui se poursuivra en 2020. Le BIM est un moyen de représenter les bâtiments, les routes et les services publics à travers des images générées par ordinateur. Ceci, dans le but d’aider les entrepreneurs à visualiser un processus de construction avant sa construction. Les architectes et les ingénieurs peuvent également utiliser les modèles pour visualiser la performance des matériaux de construction au fil du temps.

4. Les isolants en mousse avec agents de gonflement à faibles émissions

L’isolant rigide de polystyrène et l’isolant en mousse giclée sont vus d’un mauvais œil dans l'industrie de l'habitation écologique. En fait, les dommages environnementaux causés par les produits en mousse sont moins dus au fait qu’ils sont des produits à base de pétrole (car ils sont en fait principalement de l'air), mais davantage aux gaz (agents gonflants) qui sont utilisés pour les fabriquer. Consultez notre zoom sur le cycle du vie du polystyrène pour mieux comprendre les enjeux.

Pour pouvoir étiqueter un matériau de construction écologique, on doit calculer son impact complet (voir le calculateur EC3 ci-dessus) et le fait qu'une quantité relativement faible de matière première est requise pour fabriquer un isolant en mousse tel que le PSX est un avantage certain.

Panneaux isolants rigides PSX © Celine Lecomte

Les problèmes environnementaux les plus préoccupants avec l'isolation en mousse proviennent des gaz qui sont utilisés pour dilater les billes (certains gaz sont 1400 fois pire que le carbone en tant que contributeur de gaz à effet de serre). Or, les hydrofluoroléfines (HFO) font leur place dans l'industrie des panneaux de polystyrène. Ces gaz remplissent les mêmes fonctions que les agents de gonflement précédents, tout en offrant des performances similaires. Côté environnemental, leur potentiel de réchauffement planétaire inférieur à 1, contre 1 430 pour leurs prédécesseurs les hydrofluorocarbures (HFC), dont les effets néfates étaient 1 430 fois plus élevé que le CO2.

Actuellement deux fabricants de mousse en aéosol qui sont passés aux agents gonflants HFO à faible impact, et nous avons des raisons de croire que 2020 verra l'arrivée de panneaux isolants rigides XPS émettant moins de GES (gaz à effet de serre).

5. L'obligation de divulgation des performances des bâtiments

Vers la fin de 2019, plusieurs villes ont mis en place des réglementations exigeant la divulgation obligatoire de l'efficacité énergétique des maisons avant la revente. Il s'agit d'un énorme pas en avant qui permet de fournir aux propriétaires les informations nécessaires pour effectuer des achats judicieux et pour connaître l'étendue des rénovations qui seraient nécessaires pour améliorer l'efficacité énergétique de leur future habitation. Nous vous en parlions déjà en 2019 dans un tour d'horizon sur la question.

C’est déjà obligatoire dans de nombreux pays européens, comme en France, ce qui permet d’une part aux acheteurs de faire de meilleurs choix parmi les maisons qu'ils envisagent d'acheter, mais surtout, de stimuler l'adoption de l'industrie de la rénovation énergétique, de meilleures maisons attirant un prix plus élevé.

Il est aussi intéressant de noter qu’où les cotes énergétiques ont été adoptées, les logements peu performants ont considérablement perdu de leur valeur. Chez Écohabitation tout comme chez Ecohome, on vit dans l'espoir de voir le jour où la cote d'efficacité énergétique d'une maison sera enfin un critère plus important que celui d'avoir des comptoirs en granit ou un « walk-in » dans la chambre principale.

Cote Energuide © RNCan

À cet effet, suivre les 30 villes américaines qui, depuis 2015, obligent tous les propriétaires d'immeubles commerciaux à divulguer la performance de l'efficacité énergétique aux locataires et aux acheteurs est une grande tendance sur le marché résidentiel. On constate que de nombreuses initiatives d'efficacité énergétique et de stratégies d'atténuation de la crise climatique n'atteignent pas leurs objectifs ; alors une mesure comme celle-ci, qui rend les objectifs plus réalisables, est toujours encourageante.

Plus précisément, nous nous référons à la norme Architecture 2030, adoptée en 2007 qui vise une réduction de 50 % de la consommation d'énergie par rapport aux niveaux de 2005. L'objectif final étant que tous les nouveaux bâtiments soient à carbone net zéro d’ici 2030.

6. Les mesures de récupération d’eau

Une crise concernant l’approvisionnement en eau potable dans de nombreuses régions du monde est à prévoir. La prise de conscience à cet effet devrait augmenter considérant les enjeux croissants des changements climatiques: la sécheresse de 2014-2015 en Californie, avec plus de 70 % de l'État dans l'extrême la sécheresse, a attiré l'attention du pays sur l'eau. Les incendies de forêt catastrophiques de 2019 ont encore aggravé les enjeux.

Les étés caniculaires sont de plus en plus courants partout sur la planète, entrainant des incendies catastrophiques en Colombie-Britannique, au Montana, et plus récemment en Australie. 2019 a été marquée comme la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée – ce qui est un mauvais présage pour l'avenir des ressources en eau.

La préoccupation accrue concernant l'impact de futures restrictions sur l'approvisionnement en eau et les coûts incite de nombreux concepteurs, propriétaires et gestionnaires de bâtiments à envisager des moyens de réduire davantage la consommation d'eau dans les bâtiments commerciaux et résidentiels, par exemple en adoptant certaines des stratégies de conservation d'eau telles que les suivantes:

La réglementation en matière de conservation de l'eau et de traitement des eaux usées a considérablement changé ces dernières années en Europe. De nouveaux programmes de certification et de certification des bâtiments écologiques tels que LEED V4 et PHIUS + ont ainsi commencé à prendre en compte l'efficacité de l'eau. Attendez-vous à ce que cela se développe en 2020 aux États-Unis et au Canada, avec des produits de traitement des eaux grises autonomes et conviviaux qui arrivent sur le marché de plus en plus rapidement.

7. La réalité virtuelle dans la construction

La réalité virtuelle, également appelée réalité augmentée, existe depuis quelques années, mais l'industrie de la construction a trouvé une pléthore de nouvelles applications pour elle en 2019, comme une formation à la sécurité qui continuera certainement d'être développée en 2020.

La réalité virtuelle permettant aux utilisateurs de faire eux-même l'expérience d'un produit ou d'un projet, ils peuvent ainsi en obtenir une idée plus précise avant de l'acheter. La réalité virtuelle permet de fournir une visualisation numérique de notre monde réel, dans une perspective à 360 degrés.

Elle offre également des possibilités intéressantes de formation ou de service après-vente sans qu'il ne soit nécessaire d'être sur place, ce qui réduit les coûts et temps de transport de même que l’empreinte carbone.

Écohabitation est par ailleurs en train de monter des formations en ligne… Nous espérons que cela accélérera l'adoption de meilleurs produits et méthodes de construction et rénovation durables. Restez à l’affût !

8. Plus de panneaux solaires PV sur les maisons

Il y a eu une augmentation constante dans le nombre d'installations de panneaux solaires sur les maisons en Amérique du Nord, encouragée par les progrès technologiques et la baisse des prix.

À la fin de 2015, 37 États américains avaient des exigences pour qu'un pourcentage de la production d'énergie soit renouvelable. Le plus agressif d'entre eux, la Californie, avait alors fixé un objectif selon lequel 33 % de la production d'énergie devait être renouvelable d'ici 2020. Un rapport de 2019 de la California Energy Commission indique qu'ils sont en bonne voie d’y parvenir.

Il ne devrait pas non plus être surprenant de retrouver Tesla parmi les facteurs facilitant l'augmentation des installations de panneaux solaires résidentiels. Et le financement des toits solaires de Tesla à partir de 2019 rend la production d'énergie renouvelable plus abordable et, dans certains cas, même rentable.

Toit solaire © Tesla

9. Les matériaux biosourcés et les maisons saines

Construire des maisons saines avec une meilleure qualité d'air intérieur est une tendance qui gagne en popularité chaque année, et nous pensons que 2020 offrira une croissance des plus significatives. Isolants à base de chanvre, d'herbe, de fibre de boisde paille, de cotonla cellulose... De nouveaux produits de construction non toxiques arrivent régulièrement sur le marché, et ce qui est important, c'est que les quincailleries optent de plus en plus pour des options de matériaux sains. Et comme les gens sont plus susceptibles de les choisir s'ils sont plus faciles à trouver, c’est une excellente tendance.

On soutient de manière globale le travail de Mind the Store qui a remporté de nombreuses victoires en retirant quantités de produits chimiques toxiques des principaux détaillants américains - y compris la victoire notable d'obtenir de Home Depot qu’ils bannissent les phtalates des revêtements de sol en vinyle en 2015. Consultez ce site pour connaître la politique sur les produits dangereux de votre détaillant local.

Un autre exemple dont nous avons entendu parler, mais que nous essayons toujours de confirmer, est qu'Ikea peut en fait proposer des matériaux d'armoires plus sains que nous ne le pensons, sans formaldéhyde. Si cela s'avère (comme c'est le cas en Europe), alors leurs 50 magasins à travers l'Amérique du Nord peuvent déjà offrir des cuisines et des salles de bain sans formaldéhyde, mais ils ne le mentionnent pas. Si c’est vrai, il faudrait en informer les consommateurs! Gardez un œil ici pour une mise à jour à ce sujet - ou contactez IKEA Amérique du Nord pour demander plus d'informations et laissez-nous savoir ce que vous découvrez.

Lorsque les produits de construction passent d'un marché marginal à une représentation dans les magasins à grande surface, c'est alors qu’ils sont vraiment remarqués, ce qui contribue également à faire baisser les prix et qui encourage les concurrents à emboîter le pas. Plus les constructeurs et les propriétaires de maisons demanderont aux fournisseurs des produits de construction plus durables et non toxiques, plus ils en fourniront !

10. Pavillons, maisons de fond de cour, bâtiments intercalaires urbains, logements accessoires: en route vers la densification!

Les logements ou habitations accessoires freinent l'étalement urbain et protègent les espaces verts. C'est une bonne chose. Mais comme c'est si souvent le cas, ceux qui vivent dans des quartiers anciens établis sont souvent réticents à voir des mutations dans leurs communautés, un sentiment compréhensible. Mais cela ne change rien au fait que les plus faibles impacts se produisent lorsque les nouvelles maisons utilisent les infrastructures existantes telles que les routes, les égouts, les lignes électriques et les transports publics.

De nombreuses villes ont adopté une législation autorisant des programmes pilotes pour les maisons d'arrière-cour, Ottawa étant un excellent exemple. On peut aussi prendre une maison plus ancienne, et en faire un duplex, changer un garage en habitation, penser à la bigénération… Le but ? Densifier les espaces existants.

Logements et habitations accessoires © Arpent

11. Plus d’options pour les certifications de bâtiments écologiques

Les maisons certifiées Passive House consomment environ 90 % moins d'énergie qu'une maison construite selon le code de construction. En tant que programme de certification de maisons durables, Passive House reçoit un coup de pouce de certains codes régionaux sous la forme d'incitations financières qui contribuent à le légitimer aux yeux des propriétaires et des constructeurs. Certaines municipalités appliquent également des réglementations plus strictes qui sont « inspirées » de programmes tels que LEED, comme la certification Habitation Durable. Celle-ci exige aussi que les objectifs d’étanchéité à l’air soient atteints. Ce n'est pas une mince affaire, car trop peu de constructeurs se rendent compte des pertes de chaleur dues aux fuites d'air dans les maisons et de l'importance de l’étanchéité à l'air pour la durabilité et l'efficacité.

Selon toute vraisemblance, 2020 verra de plus en plus de bâtiments certifiés. Gardez à l’oeil les certifications LEED, Net Zéro, Zéro Carbone, WELL, Living Building Challenge

12. Les panneaux de bois massif

Le bois lamellé-croisé (CLT) et les panneaux de bois remplacent de plus en plus fréquemment le métal et le bois massif comme poutres structurelles dans les bâtiments et les maisons. Il s'agit d'une grande tendance vers la préservation des ressources naturelles et des arbres anciens, car les panneaux de bois sont fabriqués à partir de déchets de bois post-industriels ainsi que d'arbres de plus petite dimension issus de l'exploitation forestière, normalement trop petits pour une utilisation commerciale.

Intérieur en bois lamellé croisé

Nous pouvons supposer que l'augmentation de l'utilisation des CLT pour la charpente est attribuée en partie à une prise de conscience des problèmes environnementaux et à une augmentation de la demande de maisons vertes, mais les tendances architecturales peuvent aussi jouer pour beaucoup dans les pratiques de l'industrie. Les bâtiments à aire ouverte avec lumière naturelle et structures apparentes sont un thème récurrent depuis de nombreuses années, et de telles tendances prennent d'autant mieux leur envol lorsqu'elle contribue à une cause noble, comme la préservation des forêts.

La demande accrue pour des produits de construction écologiques attire plus de fournisseurs et offre ainsi aux fabricants un meilleur accès aux produits, à des prix plus compétitifs.

Espérons que l'industrie de l'habitation durable et faible en carbone se portera bien 2020!